Archive for June, 2006
Voila! J’ai trouve le terme juste pour la routine acahualincienne. CAMPING URBAIN. J’adore ca!
J’ai eu une super fin de semaine! Car nous avons des fin de semaine libres planifiees au programme, pour prendre un peu l’air. Je suis donc allee a Masaya. Ancienne ville indigene, jolie et timide entouree dune dizaine de villages charmants appelles pueblos blancos. Elle se demarche par son volcan, quon a gravit tout dun coup sous le soleil tapant, donc un des crateres fume encore! Dans la nuit de samedi a Dimanche, nous avons etes surpris par une enorme et bruyante marche sandiniste! Les semi remorques pleines dhommes aux couleurs revolutionnaires defilaient dans les rues, et les gringas netaient pas les bienvenues!! Hihi, nous nous sommes donc refugiees dans l’hotel ou plusieurs autres globe trotters passaient la nuit.
Hier jai mis un nom a ma journee (j’aime bien nommer les choses et les evenements!) Je l’ai apelle la journee de l’etincelle! Je me sens maintenant un peu plus loin des fausses preoccupations. Ainsi, je me sens loin de me preoccuper de ce qu’il y a dans mon assiette ou encore de savoir sur quoi je dors ou quelle sorte de petits animals me visitent dans l’obscurite de ma chambre. Enfin, je me sens loin de l’obligation de reflechir aux conflits sans fondement qui peuvent surgir entre une gang de filles dans un pays etranger.Enfin, comme si le but du stage m’avait saute au visage. Comme si j’avais enfin cible ceux qui devaient etre touches, ceux qui devaient absolument participer a toutes ces activites. Et oui, c’est les gars qui parlent sans cesse de drogues, et c’est probablement ceux qui volent et qui trainent dans les ruelles d’acahualinca. Mais c’est surtout ceux qui ont un passe difficile et qui buchent pour s’en sortir. Quel defi d’aller voir un gars comme ca et de lui dire:”ca te dirait de faire de la sculpture demain?”
Mais c’est different., pour les approcher, il faut d’abord esquiver les insultes et tourner les commentaires vulgaires en blague. Puis, leur faire comprendre qu’on est des femmes, mais surtout des femmes qui repliquent. Ho, quel labyrinthe ce machisme. Et puis, enfin on fini par toucher le fond, et enfin quand on decouvre un interet, encore mieux, une passion et puis on l’exploite a fond et on pense a une gamme de carrieres qui se rattachent a cet interet , on lui offre des activites en relation plus ou moins directe avec ceña. Comme par exemple de monter une comedie musicale rap! Et puis, je me dis qu’il ne faut pas se defiler, car jaurais tellement aimer travailler avec les enfants du depotoir, les liens qui m’unissent aux enfants sont si faciles et en meme temps si solides.Mais les jeunes, c’est une autre affaire. Il faut ce dire que celui qui m’aurait fait changer de troittoir a Montreal, celui que j’aurais fui dans la vie de tous les jours, he bien c’est exactement celui la qui doit ABSOLUMENT participer aux activites. Toutefois, il y a trois facteurs qui sont en quelque sorte des barrieres a mon travail. Il n’en reste que deux. Il y avait fille, blanche, francophone. Maintenant, la barriere de la langue s’efriette peu a peu, mais les deux autre resteront, c’est evident. Ainsi, il faut apprendre a se faufiller, a faire devier le machisme, a renverser les regles qui font que si une fille parle a un garcon, c’est immediatement une “mauvaise fille”. Et puis, je me dis qu’il faut se concentrer sur le un pou un, le mercredi pendant les trois heures ou je donne un cours d’allemand a celui qui s’est fait menace d’etre renvoye de l’ecole, au moins il ne traine pas dans la rue. Et puis juste le fait qu’il s’interesse a quelque chose de nouveau, qu’il passe trois heures au centre, c’est ma reussite, mon petit pas.
Je ne fais pas de cooperation internationale. LA cooperation internationale c’est la croix rouge ou medecins sans frontieres qui la fait. Je fais un echange intercuturel, et a travers cet echange si mes actions peuvent avoir une influence, c’est bien assez. Et encore mieux, juste si a mon retour, mon entourage ou quelques quebecois rencontres au hasard peuvent mettre le Nicaragua sur la “map” et prendre conscience des problematiques qui y existent mais aussi du talent et de la force du peuple nicaraguyen ce sera encore mieux!
A bientot a tous! Desolee de vous user les pupilles!
Lau
*somos nicaraguenses y vamos a delante!
Tout est une aventure a Managua!
Les bus sont des carcasses que les Etats-Unis et du valeureux Canada. Bancs renfonces et des murs cabosses. Ils sont de differentes couleurs, le plus souvent decores d’icones religieux. Les gens sy poussent, les vendeurs ne font que passer avec leur pneus, leurs sacs deaux, leurs avocats ou encore leurs fruits. A lunison, ils crient le nom de leurs produits et se poussaillent jusqua la sortie. Jaurais tendance a dire quici, les chiens sont aussi nombreux que les gens dans les rues. Pourtant ces deux especes ne saiment pas beaucoup! Les marches sont immense, a Managua, il y a le marche oriental qui est le plus grand marche en Amerique centrale. Tout peut sy trouver la bas, dans le plus grand desordre. Managua est tellement difficile a decrire, il faut avoir le regard vif pour capter tout ce qui se passe autour de soi en 1 minute. Les differentes personnes , les vendeurs, les sursauts de mere nature. Il y a aussi des coupures delectricite constantes, la compagnie espagnole (privee evidemment!) en a assez des voleurs qui se branchent illegalement sur les lignes et decide de couper, minimum une fois par jour. Et puis, il y a les fils de telephone qui disparaissent, il faut comprendre, le cuivre se revend tellement bien, alors quelques fois, il ne reste pas longtemps dans les cieux! A Managua, il y a surtout les enfants souriant, ceux qui font du bien, qui ont lair si seuls, mais qui habite le coeur lorsquils te cotoient.
La vie est fort differente ici, le travail aussi! Il faut savoir prendre tout avec le bof! Ils ne viennent pas alors, bof! On le fera demain, bof! Quelques situations peuvent vite devenir decevantes pour ceux dont les attentes sont debordantes. La therapie du bof est donc de mise!
Je fini ce message, la nuit tombe et a cette heure, les rues d Acahualinca sont peuplees dune autre faune!
Lau
| Alors, pour ceux qui se demandent encore ce que je fais ici, je me lance dans de plus amples descriptions. Alors, je travaille a l’organisation cristiana par los jovenes ( ACJ), et j’ai aussi quelques projets en parrallele. Alors cette organisation est internationale, et la presence du christianisme la-dedans, je ne l’ai pas encore vue, pour moi, elle ne fait partie que du nom de l’etablissement. Alors, nous sommes ici pour impliquer les jeunes dans leur communautes et veiller a l’organisation des activites du centre. A la base, ce stage se disait artistique, toutefois, il faut croire que les participants sont, en grande majorite, peu artistiques. Alors, on utilise les moyens qui nous conviennent le plus pour faire de la sensibilisation sur plusieurs sujets et impliquer les jeunes dans leur milieu et les appuyer dans leur demarche de leadership. Pour ma part, mon activite principale au centre est un cours de sculpture. Nous allons faire des structures en cage a poules pour ensuite les couvrir de plusieurs couches de papier mache et les peindre. Toutefois, nous participons a plusieurs des activites du centre deja existantes comme la danse ou les jeux. Le but de mon cours dart est en quelques sortes une reflexions sur lidentite personelle, ca parait un peu “peteux de nuages” comme ca, mais je ne fais pas de la sculpture avec eu pour le simple fait de faire de la sculpture. En realite, c’est plutot la demarche qui minteresse. Dabord, le fait d’impliquer les jeunes dans lorganisation, jai donc 2 responsables qui travaillent avec moi, avec lesquel je fais des reunions, jorganise les ateliers (responsables nicaraguyens evidemment) et l’activite se base sur une discussion qui abordera les themes suivant soit: Qui suis-je et quelle est ma place en tant que citoyen de mon quartier? Quelle sont mes aspirations? Quels sont mes interets? Quels sont les problemes qui existent dans mon quartier? Comment puis-je contibuer a la vie en communaute? En fait, les participants sont ensuite appelles a faire les sculptures sous la forme dun autoportrait qui peut refleter les reflexions precedentes. Un stage qui a une mission educative a peu de repercussions visibles, je doute souvent de la necessite de notre travail et cest normal de se remettre en question. Nous ne sommes pas des professionnels dont le travail consiste a panser une blessure et a voir la semaine suivante sa guerison, nous ne verrons jamais le fruit du travail. Cest pourquoi cest souvent beaucoup plus valorisant daller batir des cabanes dans le fond de la campagne et, avant de revenir au pays, tu prends une photo de la cabane, et tu prends gouter au sentiment du travail accompli. Toutefois, je crois encore si ce n’est pas directement en notre projet sur le terrain, sinon au bienfait de la sensibilisation qui nous sera possible de faire au retour. Enfin, mis a part le centre de jeunes, jai quelques autres projets en parralleles. Apres etre allee visiter une ecole primaire, le directeur ma dit quils ont la chance davoir au programme un cours dart et dexpression culturelle! Jetais etonnnee, et ce cours me semblait fort interessant, toutefois, il mannonce: ha, mais nous navons pas de prof pour lenseigner. Jirai donc dans a cette ecole primaire frequentee par les jeunes defavorises de mon quartier pour faire des activites artistiques. Je vais aussi dans une autre ecole que jai visitee le lendemain. Enfin, cest des ateliers sous la forme dart therapie avec de la musique… je vous epargne les details de ces derniers! Enfin, jai discute avec la travailleuse sociale du centre et je lui ai dit que je voulais aller visiter les services qui existaient au Nicaragua en autisme. Attention aux coeurs sensibles. Dabord, elle me dit quil existe des ecoles en deficience intellectuelle, mais que les enfants autistes ny ont pas acces. Alors je lui demande ou sont les enfants autistes alors? Elle me dit quils sont dans des centres denfants abandonnes avec plusieurs enfants avec differents handicaps (ca sapelle vraiment centres denfants abandonnes). Cest alors que je lui demande, alors il y a t il des familles qui peuvent laisser leur enfant pour la journee et revenir le chercher le soir. Evidemment, elle me dit que cest impossible. Alors, en gros, si vous voulez quon soccupe un peu de votre enfant (meme si je ne connais pas les “soins” de ces centres denfants abandonnes) vous devez ABANDONNER votre enfant. Je me doutais bien, quil ny aurait pas de services, mais lentendre me fait mal. Toutefois, il existe une ONG en autisme, qui sapelle Los pepitos, et qui fait des teletons, alors jirai visiter ces deux endroits: Los pepitos et ces centres denfants abandonnes. Ce message est long, mais jai tellement de choses a dire il me semble.Les enfants de la rue qui sont des dizaines a sasseoir avec Julie et moi lorsque moi je peins et elle dessine. Ils ont appris la chanson: il y a un rat sur mon toit. Ils sont vraiment mignons. Il y a aussi les petites filles de la Chureca qui nous enlacaient a la fiesta de la ninez, je ne sait pour quelle raison… On ne sait jamais vraiment.. Seulement un manque daffection, curiosite face a notre difference, et meme des fois, pour voler.. Ma famillle comment.. grande grande et bruyante et dansante! Elle est a la fois adorable et difficile a suivre. Ma maison est rafistolee, des bouts de toles, des planches et quelques pieces en ciment. Lautre moitie cest le magasin du coin: la pulperia.Les toilettes sont habitees par de petites coquerelles rougatres, et dans ma chambre jai une image enorme dun enfant de dieu et me regarde avec ces yeux percants! Je vous mentionne que je suis allee danser dans un endroit tres joli, a aire ouverte, ou tout-le-monde danse comme des as, je vous epargne les details de mon apprentissage en matiere de danse. Je vous laisse seulement savoir que jy travaille!! bizou a vous tous, |
une semaine..Acahualinca cest tout et rien en meme temps.
Acahualinca, c’est mon quartier. C’est des maisons en beton, et le lac Managua. Sur le bord du lac, des dechets, des chiens errants, des jeunes hommes qui pechent le poisson contamine. Le bidon-ville. Puis les jeunes du centre ou je travaille, qui vivent a cote des jeunes qui font des feux, du canal qui se rend au lac qui est plein de dechets, des chiens errants, des centaines de chiens, des poules et des poubelles, surtout des poubelles. Car la poubelle cest la rue, le canal, le lac, partout. A un quadrilatere de che moi, cest un bidon-ville terreux, que je vois chaque matin en me retournant vers le lac.
Dans ma maison, on est treize. Je ne vous dit pas le temps que ca ma pris a reconstituer larbre genealogique. Il y a meme un homme fou, enfin, il a trop pris de drogue dans le passe et il se balance en petite boule toute la journee sur le bord du balcon. Che moi, la musique commence a 5 heures du matin, et je ne sais pas a quelle heure elle finit, car jarrive toujours a mendormir avant sa fin. (voila enfin un avantage a ma facilite a mendormir! voir ma narcolepsie!) Enfin, il y a aussi des gens adorables dans cette maison, comme le petit Stuart qui a un an et demi, il joue au balon en couche dans la rue, mais moi ca ne minspire pas confiance.. le concept de securite est ..disons.. different ici. Il y a tellement a dire.
Hier je suis allee au depotoir de la Chureca, a 5 minutes a pied de ma maison. Cest la representation meme du pire ennemi de lhomme, cest a dire, les dechets. Des kilometres et des kilometres de dechets a perte de vue. Des enfants, qui fouillent pour trouver quelque chose a revendre. Des feux ca et la, des camions qui arrivent les uns apres les autres pour agrandir lenfer. Jai parle a une petite fille ,Illianna, en hallions ( un vieil uniforme decole) qui avait un sourire rayonnait, et la reflexion que cela amene, je vous le jure, une fillette en hallions dans les dechets qui aime la vie.. a bien des lecons a nous apprendre.
Jai tres hate a demain, cest la fiesta de la semana de la niñez. Cest la fete de la semaine de lenfance qui commence. Je vais a un centre dune organisation qui sapelle dos generationes qui invite tous les enfants de mon quartier et de la chureca (le depotoir) a samuser. Je crois quil va y avoir de la nourriture et du divertissement. Les enfants narretent jamais de chercher les dechets, jespere quils viendront, cest un dimanche..
Je suis allee voir un concert ecologique cette semaine, pour me changer les idees. Enfin, quel contradiction, dans cette semaine ou le mot cle pour moi etait BASURA (poubelle). Les chanteurs nicaraguyens me plaisaient, mais javais peine a croire leur message.
Enfin, la vie est differente, je me promene dans la ville et les gens saccrochent aux portes et aux fenetres dautobus qui ne sont que des tas de feraille (mais colores de facon tres joyeuse). Pourtant, jaime le Nicaragua, ses gens, son odeur de poubelle brulee(enfin ca je nen suis plus sure) et son climat tropical. Je ne regrette pas, mais il y a des soirs, ou je remet en questions nos projets. Ils seront davantage mis en oeuvre la semaine prochaine, et je vous en etalerai les details.
Alors bonne semane de la niñez a tous!!!
Je vous aime,
Laurencia!!
Je suis, depuis hier, a Managua.
Apres plusieurs heures passees a Miami, fatiguee, a se chercher un trou ou se reposer calmement, nous avons pris le vol d Americain Airlines en direction de Managua. Un fois arrivee a bon port, nous avons tout de suite remarque que les douaniers nicaraguyens etaient beaucoup plus sympathiques que les americains.. enfin! Nous restons dans un petit Hotel jusqua demain matin, ou nous integrerons la communaute daccueil. En fait ce n,est pas vraiment un hotel, cest plutot une sorte de grande maison qui accueille des touristes. Nous restons dans un quartier qui sapelle Martha Quezada, qui semble avoir bien mauvaise reputation. Enfin, il faut prendre des precautions et ne pas flaner jimagine. Nous avons passe une partie de la journee au parc afin de sacclimater. Il y avait de vieilles statues des Somozas ( Ancienne dictature nicaraguyenne) effondrees et exposees, puis des monuments sandinistes. Aussi, il y avait un tout petit Tank rouille, comme vestige de la revolution. Apres l avoir observe, mon amie Sylvie et moi avons remarque que seul un enfant pourrait rentrer dans un si petit Tank. Ici, plusieurs camions avec des haut parleurs parcourent les ruelles en scandant des messages electoraux un peu partout avec une musique, je dois lavouer, assez entrainante. Les vendeurs se pormenent avec tout ce qui est vendable accroches apres eux criant le nom de leur produit. Ca vit le Nicaragua.. On peut observer, quici, les differentes classes se cotoient, ainsi les barraques de bidons villes voisinent dautres petites maisonnettes en beton, ce n est pas tres homogene. Afin, demain, nous nous dirigerons vers nos familles dans le quartier de Acahualinca et je pourrai vous donner des nouvelles plus precises au courant de la semaine.
Jusque la, portez vous bien,
Larrie Paille
Récits
- États-Unis (1)
- Damas, Syrie 2009 (2)
- Kimaanya, Ouganda 2008 (13)
- Managua, Nicaragua 2006 (15)
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