Tes chiens jappent mes jours, tu siffles mes nuits
Ton cadavre embaume l’air, les jours de pluies, tes coulées noirâtres lissent mes pas
Chez toi, il y a plus de flingues que d’hommes et tes fils aboient les femmes qui passent
Tes églises ont perdu leurs couleurs et on mendit sur leurs marches
Tes flots sont bruns et les poissons n’y nagent plus, ils y flottent
Des parcs dénudés à la plage aux oublis, tous lancent le malheur de leur consommation, rétractée.
Personne n’aime Managua. Seul ses habitants, qui n’ont jamais connus autre lieu, y restent par attachement, par obligation. A un kilomètre à l’extérieur de la capitale, tous médient la métropole. Les médias la scrutent à la recherche de la plus petit goutte de sang, du dernier accident, de la chicane domestique qui a mal tournée. Malheureusement, ils trouvent facilement, et 24 heures sur 24, on passe les nouvelles les plus noires.
Les coopérants se retrouvent à certains endroits, tel que dans un café que j’adore et qui s’appelle le Art café. Ils y restent, dans l’obscurité de la ville, par un sentiment de responsabilité, quelque chose qui leur dit, qu’il y aura toujours à faire dans ce chaos.
Lau
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Salut Lolo-brigida,
je te lis à chaque chronique et ça me réchauffe le coeur. Ici la chaleur est omniprésente mais pas comme chez toi, à ce que je peux voir.
Ta dernière chronique poétique est assez sombre. Mais j’imagine que plusieurs semaines dans ce cul-de-sac social ne remonterais le moral à personne.
Nous attendons ton retour avec impatience. Nous avons plusieurs surprises pour toi.
Tu nous manques !
Pops et Moum
Salut Lolo-brigida,
je te lis à chaque chronique et ça me réchauffe le coeur. Ici la chaleur est omniprésente mais pas comme chez toi, à ce que je peux voir.
Ta dernière chronique poétique est assez sombre. Mais j’imagine que plusieurs semaines dans ce cul-de-sac social ne remonterais le moral à personne.
Nous attendons ton retour avec impatience. Nous avons plusieurs surprises pour toi.
Tu nous manques !
Pops et Moum