Je crois que la médication que je prends en prévention pour la malaria affecte mon imaginaire et plusieurs fois par nuit je me réveille en sueurs après d’absurdes cauchemars. À Masaka, on voit partout d’énormes oiseaux qui se nomment marabouts. Les marabouts mangent les déchets et leurs cris stridents font dresser les poils sur les bras. Voilà, je suis totalement terrifiée par ces bêtes qui font parfois 2 mètres de haut. Je les vois, je change de côté de la rue. Et chaque nuit, je rêve qu’un marabout se met à me picosser comme une vieille pile de poubelles et s’envole, m’emmenant dans son énorme bec. Ce cauchemar est ridicule, mais depuis deux semaines, il n’a pas encore cessé. Ces oiseaux de malheur me narguent chaque fois que je marche vers mon village, et tournoient au dessus de ma tête, si ça se trouve, ils me crient même des insultes dans la langue des marabouts. Maintenant que j’ai fait connaissance avec ces sales volatiles, l’expression québécoise être marabou, prend tout son sens. Je vous le dit, ça ne veut pas dire être déçu et faire la moue, mais être un ignoble oiseau charognard.
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J’ai réellement commencé à travailler avec Ugandan Women Together for Development (UWOTODEV). En réalité l’organisme supervise un réseau de groupes de femmes qui font de la microfinance et développement communautaire. Pour l’instant, je visite les groupes de femmes avec les responsables de mon organisme, j’observe leur système de prêts et d’investissements, leurs plantations et autres projets d’agriculture organique et durable, de développement d’activités économiques pour les veuves et de support financier pour les orphelins. Les femmes du groupe de Kitanga où j’ai passé la journée, ont toutes été testées pour le VIH, et comme les femmes qui font appel aux services de ces groupes sont généralement les plus désœuvrées, les veuves, celles qui sont malades, près de 100%du groupe s’est révélé séropositif. Une statistique assez poignante…
Enfin, hier, ma famille d’accueil m’a invité à me rendre au lac Nabugabo, où des milliers d’Ougandais dansent sur le bord du lac, boivent et nagent (mauvais mélange, je sais). Ce dimanche après-midi était vibrant, et pour ces Ougandais qui travaillent si fort et n’ont parfois que le dimanche de congé, tout le monde semblait bien se remettre du dur labeur de la semaine. Ils dansaient jusqu’à plus souffle, enivrés, sur les rythmes importés du Congo, au son de la pop en lingala. J’adore ces Ougandais qui travaillent dur à 2 ou 3 boulots parfois et font la fête jusqu’au matin, ils vivent, du moins qu’on puisse dire, intensément.
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Merci Lau pour ces nouvelles de toi!! Sérieusement, j’attends quasi impatiemment les pochaines que tu va nous envoyer… Je suis certain que tu réalise un voyage fantastique et que tu vas en revenir avec une nouvelle vision des choses… En tout cas, je te renvoie des nouvelles, fais attention à toi là-bas, et gare aux marabouts!!!
Guillaume
xxxx
Très chère Lolo,
même sans médicamants pour la malaria, tu as l’imagination fertile, alors avec un petit qurlque chose pour l’aider, c’est certain que c’est le summum !
Non, mais j’espère tous les jours avoir du nouveau sur ton blog, on peut mieux suivre tes allées et venues que par téléphone…
On t’aime fort, mais plus qur tout, soit prudente.
Mamounette xoxoxo
Hey Rourou, l’histoire avec ta mère d’accueil est génial, trop drôle (même si je suis pas trop sûre si c’est si drôle pour toi comme pour nous en lisant…).
mets des photos…! noch ganz viel spaß, viel glück, erfolg und das beste…
gaaanz viele liebe grüße !!!!! denke an dich!!
franzi.