15th July
2008
La majorité des jeunes Ougandais ont un téléphone cellulaire. Souvent ils ne mangent qu’une purée de mais blanche chaque soir, mais le téléphone à la ceinture de leur pantalon, l’objet leur donne une certaine fierté. Le flirt à l’Ougandaise passe irrémédiablement par l’entremise du téléphone. J’ai un téléphone cellulaire pour mon travail, pour contacter mes instructeurs et si je le sort de ma poche en public, voilà que je me fais demander mon numéro de téléphone. Naïve, à mon arrivée en Ouganda, je le donnais alors. Les Ougandais sont extrêmement religieux et la plupart des messages que je reçois sur mon cellulaire sont des passages de la bible. Ces messages sont écrits en anglais, mais abréviés un peu comme un comme une chanson d’un rappeur américain. Un exemple copié de ma boîte de réception : “As God abnegeted jesus to da siners, ha also sent da pricious lady rolo (j’imagine que c’est mon nom) to rescue da needy ugandans. I think about ya all da time, I gently bage for ur luv[…]” Au début, je prenais le temps de répondre : “Dear Edward, I don’t think I was sent to rescue the needy Ugandans..” Mais je n’ai plus envoyé de réponses depuis quelques semaines, et j’ai reçu des passages de la bible à chaque jour. Quelques fois me comparant à une roche galvanisée d’or dans le désert, quelques fois à Mère Theresa. Sincèrement, tous ces messages textes me font sentir très inconfortable, et je souhaite souvent ne pas avoir de téléphone.
***
La meilleure amie de Mama Sara, Mama Castin accueille elle aussi une muzungu. Elle travaille avec Vision mondiale. Elle est américaine d’origine coréenne et se nomme Miri. Tous les habitants de Kimaanya l’appellent China. Pauvre Miri…Enfin, Miri est grande et élancée. En Ouganda, les femmes grasses sont considérées particulièrement attirantes, et c’est pourquoi Mama Sara tente de me gaver. Miri est mince et a peu de formes. Un soir Miri est venu nous visiter, et environ 20 voisins étaient assis sur les tapis africains collés les uns sur les autres dans la maison. Dès qu’elle s’en est allé, je les entendais murmurer que China est squelettique. C’est alors que la session de comparaison physique commença, et que les voisins se sont alors levés pour me donner chacun une petite tape sur le derrière et conclure que je suis comme une femme muganda, contrairement à Miri. Je n’ai pas trop apprécié leur compliment accompagné de vérifications, mais disons que les contacts physiques sont considérés différemment ici.
À Kampala, les magasins sont tapissés d’annonces du genre “prenez 20 livres en une semaine” ou “get fat, call 07781 56432”. Vraiment? Allons mesdemoiselles! Mangez de la pizza et de la crème glacée sans arrêt, c’est facile de prendre du poids…
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Les ateliers sur la collection de l’eau de pluie vont de train. Les femmes dans chaque village n’hésitent pas à relever leurs jupons et piocher la terre chaude pour construire les systèmes. Elles travaillent même beaucoup plus fort que les hommes et la semaine dernière, tous les jours, elles ont passé de 8 à 6 sous le soleil, leurs bébés emballés dans des couvertures à l’ombre, à creuser un énorme trou. Dans un des villages où j’ai donné un atelier travaille un Américain nommé Daniel. Lorsqu’il a vu le groupe de femmes piocher et couper des troncs d’eucalyptus pour récolter l’eau de pluie, il est venu mettre la main à la pâte. Afin, hier, je l’ai rencontré dans la ville de Masaka et il m’a dit : “Tout-le-monde au village veut se construire un système de collection de l’eau de pluie, comme l’exemple que vous avez construit le groupe de femmes et toi, mais on me demande de creuser et 5 fois par jour maintenant” Désolé Daniel…Mission accomplie! J’ai encore des ateliers jusqu’à la semaine prochaine et ensuite, mon temps à Masaka sera écoulé.
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La meilleure amie de Mama Sara, Mama Castin accueille elle aussi une muzungu. Elle travaille avec Vision mondiale. Elle est américaine d’origine coréenne et se nomme Miri. Tous les habitants de Kimaanya l’appellent China. Pauvre Miri…Enfin, Miri est grande et élancée. En Ouganda, les femmes grasses sont considérées particulièrement attirantes, et c’est pourquoi Mama Sara tente de me gaver. Miri est mince et a peu de formes. Un soir Miri est venu nous visiter, et environ 20 voisins étaient assis sur les tapis africains collés les uns sur les autres dans la maison. Dès qu’elle s’en est allé, je les entendais murmurer que China est squelettique. C’est alors que la session de comparaison physique commença, et que les voisins se sont alors levés pour me donner chacun une petite tape sur le derrière et conclure que je suis comme une femme muganda, contrairement à Miri. Je n’ai pas trop apprécié leur compliment accompagné de vérifications, mais disons que les contacts physiques sont considérés différemment ici.
À Kampala, les magasins sont tapissés d’annonces du genre “prenez 20 livres en une semaine” ou “get fat, call 07781 56432”. Vraiment? Allons mesdemoiselles! Mangez de la pizza et de la crème glacée sans arrêt, c’est facile de prendre du poids…
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Les ateliers sur la collection de l’eau de pluie vont de train. Les femmes dans chaque village n’hésitent pas à relever leurs jupons et piocher la terre chaude pour construire les systèmes. Elles travaillent même beaucoup plus fort que les hommes et la semaine dernière, tous les jours, elles ont passé de 8 à 6 sous le soleil, leurs bébés emballés dans des couvertures à l’ombre, à creuser un énorme trou. Dans un des villages où j’ai donné un atelier travaille un Américain nommé Daniel. Lorsqu’il a vu le groupe de femmes piocher et couper des troncs d’eucalyptus pour récolter l’eau de pluie, il est venu mettre la main à la pâte. Afin, hier, je l’ai rencontré dans la ville de Masaka et il m’a dit : “Tout-le-monde au village veut se construire un système de collection de l’eau de pluie, comme l’exemple que vous avez construit le groupe de femmes et toi, mais on me demande de creuser et 5 fois par jour maintenant” Désolé Daniel…Mission accomplie! J’ai encore des ateliers jusqu’à la semaine prochaine et ensuite, mon temps à Masaka sera écoulé.
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Wow! Je pense que je vais tout simplement te dire merci lau! Merci de nous partager cette belle aventure; une aventure difficile et pourtant tu ne laisses pas apercevoir nombreuses phases de découragement!
J’dois dire que dans cet “épisode” la lecture de la philosophie ougandaise m’a permis de décrocher un petit sourire.. on est mieux grosse!? Dans ce cas, il serait bien temps de trouver un juste milieu en amérique! haha
Continue de faire bien attention < toi! Tu me manques!
Vanessa xxx
Ah oui, j’ai bien ri !!!! il me semble de te voir te faire donner une belle petite tape sur les fesses, pas dans l’optique séduction, mais dans le sens dodue….. juste à l’écrire, il me semble de te voir sur place !!! c’est tellement agréable de te lire, tu écris si bien et en plus, tout le monde en lire et partager…
BRAVO pour ton projet, les gens qui te cotoient semblent y adhérer, et c’est toujours la grande difficulté, changer les habitudes. Toutes mes félicitations pour ce que tu accomplis, je t’admires !
je t’aime fort
Maman xox
“La majorité des jeunes Ougandais ont un téléphone cellulaire. Souvent ils ne mangent qu’une purée de mais blanche chaque soir, mais le téléphone à la ceinture de leur pantalon, l’objet leur donne une certaine fierté.”
It was the same in Honduras.