Managua, Nicaragua 2006

7th August
2006
written by Laurence


Hier je suis retournée à la Chureca (enfin tous mes élèves d’Art de 2 générations y habitent et y travaillent), mais cette fois je suis allée plus loin. Puisque ce dépotoir s’étend sur 13 kilomètres, il y a surtout des poubelles, des camions et une odeur fétide qui vous reste dans le nez pendant des lustres, mais étonnament, il y a plus. Je me suis rendue compte que cet endroit est un véritable microcosme social. Il y a de tout dans ce dépotoir. Quand on observe, on peut voir que certains semblants d’habitations (je ne sais plus quels sont les critères pour appeller une construction habitation, disons que peut utiliser ce terme quand on y dort (???)) qui font lieu de petits magasins (un peu comme celui que j’ai chez moi, ils se nomment pulperias. Enfin, il y a aussi une école, avec une capacité minime, malheuresement et un petit centre de santé. Les habitants et travailleurs du dépotoir municipal s’organisent entre eux. Il y a peut être même différentes strates sociales. Enfin, je creuse ,mais c’est la vérité. J’ai visité quelques familles, ainsi, un certain nombre de personnes se chargent de se mettre les mains dans les déchets pour chercher les différents matériaux comme le papier, le carton, l’aluminium.. etc. Enfin, ce travail est extrêtement dangeureux, ils souffrent de nombreuses maladies et plusieurs enfants meurent frappés par les camions qui entrent et qui sortent. Ces gens vont revendre leurs trouvailles à d’autres familles, qui eux, nettoient le tout et revendent à des usines de recyclage. Les “collecteurs” font à peine un à deux dollars canadiens par jour s’ils passent leur journée à fouiller dans cet enfer. Enfin, je crois que les “distributeurs” font un peu plus, ce qui délimite les deux types de familles.

Pour conclure, même si c’est impensable de croiser ces gens qui sont nés dans les rebus et qui y meurent, je me sens beaucoup mieux que la première semaine, quand j’avais découvert le lieu pour la première fois. Je ne peux pas dire que je comprend complètement, mais du moins, je crois comprendre mieux. Je reconnais des visages, ceux que je vois plusieurs fois par semaine, les mains dans la peinture, à mes activités. Ils ont des coeurs d’enfants, mais ils me déboussolent tout de même. Lorsque je leur demande de peindre certaines choses, les crayons, le papier, la peinture, le concept de créativité leur sont inconnus, j’ai parfois l’impression d’avoir à faire à des êtres erafflés par la vie, cachés derrière des sourires d’enfants. Enfin, le dessin, le jeu ne leur vient pas facilement, mais lorsque je leur demande de laver le plancher ou de ramasser la salle après le bricolage; j’ai à peine le temps de me retourner que les tuiles reluisent et que la salle est impecable. Ils ont l’habitude des tâches et des responsabilités, mais il ne connaissent pas le jeu..

Finalement, hier, Dimanche, on a organisé une immense fête de rue, des centaines d’enfants et de jeunes participaient aux activités, on a déniché du maquillage pour le visage et j’ai peint de jolis petits visages couleur café pendant 5 heures sans arrêt! Enfin, on distribuait de la nourriture, des prix, cette journée de fête de quartier était vraiment une réussite! Samedi soir, ma famille a préparé une célébration d’adieu, plusieurs personnes y étaient invitées, on a dansé toute la nuit, s’il y a quelque chose que les Nicaraguyens métrisent parfaitement; c’est bien la fête!

Je quitte la communauté jeudi matin très tôt pour partir en évaluation à Granada. Ce sera difficile de quitter un lieu, qui est rien pour les yeux, mais tellement pour le coeur!

On se revoit sous peu,
Lau!

5th August
2006
written by Laurence

Tes chiens jappent mes jours, tu siffles mes nuits
Ton cadavre embaume l’air, les jours de pluies, tes coulées noirâtres lissent mes pas
Chez toi, il y a plus de flingues que d’hommes et tes fils aboient les femmes qui passent
Tes églises ont perdu leurs couleurs et on mendit sur leurs marches
Tes flots sont bruns et les poissons n’y nagent plus, ils y flottent
Des parcs dénudés à la plage aux oublis, tous lancent le malheur de leur consommation, rétractée.

Personne n’aime Managua. Seul ses habitants, qui n’ont jamais connus autre lieu, y restent par attachement, par obligation. A un kilomètre à l’extérieur de la capitale, tous médient la métropole. Les médias la scrutent à la recherche de la plus petit goutte de sang, du dernier accident, de la chicane domestique qui a mal tournée. Malheureusement, ils trouvent facilement, et 24 heures sur 24, on passe les nouvelles les plus noires.

Les coopérants se retrouvent à certains endroits, tel que dans un café que j’adore et qui s’appelle le Art café. Ils y restent, dans l’obscurité de la ville, par un sentiment de responsabilité, quelque chose qui leur dit, qu’il y aura toujours à faire dans ce chaos.

Lau

3rd August
2006
written by Laurence

Sur la route du retour de Matagalpa, Julie et moi usions nos mines dans nos journaux respectifs sous l’oeil curieux d’une jeune Nicaraguyenne aux yeux masqués de fard violet et aux cheveux torsadés reluisants de gel. Enfin, la joue collée contre la fenêtre du bus multicolore, je regardais les montagnes nicaraguyennes. Elles me semblaient en opposition complète avec le lac de Managua, qui se trouve juste derrière chez moi et qui remplace la vision habituelle des piscines hors-terre de mon voisinage repentignois par ce que je décrirais comme un immense bac à merde (désolé… je ne trouvais pas plus précis.) Alors, j’observais les maisonettes de tôle, à peine plus grosse que mon garde-robe, perdues sur les flancs des vertes montagnes.

A l’intérieur du bus, les odeurs humaines se mélangaient, l’air était suffocant et les vendeurs et vendeuses de nourriture de toutes sortes se poussaient jusqu’à la sortie. Des enfants avec les yeux immenses passent avec leurs sacs remplis d’eau, qui doivent bien faire le double de leur poids ils crient:”agua!!! Agua bien fria!” d’une voix hypernasale.

Puis après plusieurs heures de voyage, Julie et moi sommes arrivées dans un marché que nous ne connaissions pas . Fourbues, nous n’apercevons qu’un taxi . C’est ainsi que nous abordons le chauffeur pour discuter du prix du voyage jusqu’à notre demeure managuyenne. On aquiese et on se dirige vers une voiture un peu plus loin, qui n’était pas celle que nous avions vue à notre arrivée et qui était déjà pleine. Enfin, faute d’alternative, nous nous engouffrons dans le bazou. L’odeur de l’homme moustachu à ma gauche, avec son bambin sur les genous me rapellaient vaguement celle des chiens malades qui se secouaient devant chez moi après une chaude pluie.. Finalement, le chauffeur se lance dans une course effrenée, le voilà qui esquive un autobus et s’arrête dans un bruit de freins à couper le tympan (si freins il y avait?).C’est alors que Julie s’écrit, en espagnol:”Je préfère arriver plus tard, mais en vie!” Sous l’impact du commentaire de la blanche assise à la place du mort, l’homme s’est senti insulté et a décidé d’évacuer sa dite frustration sur la pédale de gaz. Quelle horreur! Alors la vieille version nicaraguyenne de Vin Diesel se faufile entre une dizaine de voiture klaxonnantes et le panneau de stop et les lumiéres lui semblent de simple décorations routières. Pour finir,je crois que je n’aurais jamais imploré le seigneur autant de fois en si peu de temps. Nous sommes finalement arrivées en claquant la porte à ce vieux plouc et en prenant une bouffée du large acahualincaien.

29th July
2006
written by Laurence

Bon, je ne croyais pas venir dans un cyber café, mais comme l’occasion se présente, et comme l’a dit Raphi, moi aussi j’ai regardé le calendrier et je serai parmi vous dans deux petites semaines! Ca va passer vite !

Alors, je vous remet à l’heure de mes activités! Ces derniers temps j’ai été plutôt impliquée dans des petits projets personnels. Je me suis par exemple rendue au centre pajarito azul pour y travailler. Je vous avais déjà parlé de ce centre d’enfants abandonnés, et bien, ils ont une unité en autisme où des bénévoles japonaises développent des programmes d’apprentissage. Je m’y suis rendue à quelques reprises pour faire des ateliers avec les personnes autistes du centre. En réalité, ces enfants ont de dures histoires, dont seul le corps marqué, brûlé, cicatrisé peut en témoigner..

Enfin, Julie et moi développons des activités artistiques avec les enfants de la chureca (le dépotoir de Managua) ainsi que des ateliers de théâtre.. C’est réellement mes moments préférés! Les enfants sont tellement touchants, je les adore! Et puis, au centre, mes groupes de sculpture ont presque finis, ils en sont à l’étape de la peinture, on va exposer le 6 aout, on organise une grande fête de rue avec des activités, des jeux pour les enfants, un spectacle et l’exposition du travail du centre!

Puis ces derniers jours, nous nous sommes rendus à l’autre projet de plan nagua, en campagne, dans deux coopératives agricoles qui tentent de développer un programme d’écotourisme. J’ai vraiment passé un moment formidable, à cheval, puis à apprendre à faire des colliers avec des semences de fruits et de légumes avec une jeune fille qui vit à Nicaragua libre.

Finalement, il y a eu quelques événements troublants ces derniers temps, avec fille du groupe qui s’est faite voler et traquer par un fusil, mais elle va bien et la vie continue! Enfin, bientôt, mes jours nicaraguyens se compteront sur les doigts de mes mains et il reste tellement à faire. Cette fin de semaine, nous sommes libres et je découvre les montagnes du Nord du Nicaragua avec Julie, on se laisse mener par le vent frais de la région et dans la dernière semaine, nous irons probablement voir mes amis allemands qui travaillent à San francisco libre, pour leur dire adieu, car eux ils restent donner un coup de main pour 12 autres mois!

J’ai hâte de tous vous revoir, et je vous ferai un grand souper de gallo pinto (des fèves rouges et du riz) en écoutant vos aventures de l’été!!!!!

A pluche!
Lau 0×0x0×0x0×0x0

21st July
2006
written by Laurence

Aucun thème précis pour aujourd’hui, seulement quelques petites anecdotes par-çi, par-là.

Des super-women
Alors que nous étions à la lagune d’Apoyo, la semaine dernière, le dortoir vitré faisait face au lac et nous étions seules mis à part un Texan bedonnant qui roupillonait dans son coin, loin de notre tranquilité. (Texan que nous avons, en passant, surpris à mainte reprise à s’adonner à des activités étranges telles que: décapiter des noix de cocos à mains nues en grognant ou d’autres plus dégoutante telles que venir s’asseoir à la table ou Julie et moi partagions notre souper pour nous renifler au visage., ou encore dormir en mini-short de lycra qu’il exposait à la vue de tous. ) Enfin, alors que nous endormions au son des douces vagues de la lagune volcanique, une troupe de jeunes américaines a fait son entrée dans le plus grand excitement dans NOTRE dortoir.

Après avoir posé tous lers sacs fashion sur les lits et s’être changé pour faire la fiesta sur le bord de NOTRE lagune, je me retourne vers l’une d’elles pour lui demander qu’est-ce qu’elles fesaient au Nicaragua. C’est alors qu’elle me répond, dans un excitement qui paraissait caractéristique du groupe: “We develop a community in Managua” Je me suis endormie sur ses paroles pour ensuite demander, le lendemain, à une de ses accolites, comment fonctionnait leur projet. Elle m’a alors expliqué que leur bande restait 3 semaines au Nicaragua avec 1 semaine de tourisme avec les fin de semaine. Elle me répète alors qu’elle aimait beaucoup AIDER. Alors, un certain goût amer m’est resté en bouche et je suis toujours fascinée, une semaine plus tard, qu’on puisse arriver d’un pays étranger et développer une communauté en 12 jours… Vraiment, fascinant..

Plus d’anecdotes à venir plus tard, je n’est pas vu le temps s’écouler sur le chronomètre du café internet!

Bonne fête Tony boy!!!!!

Larry caneuse

15th July
2006
written by Laurence

Semaine de vacances…qui prendra fin.. demain!
Je profite de cet hotel paradisiaque avec accès internet pour vous écrire un petit mot:
La semaine de liberté a commencé Dimanche matin lorsque tout le groupe s’est dirigé vers San Juan del Sur, un petit village sur la côte pacifique, près du costa rica, réputé pour ses plages paradisiaques. Nous nous sommes enfoncés dans la jungle pour se retrouver dans un écolodge à l’écart du village plus achalandé, avec deux belles plages privées et magnifiques. C’est alors qu’en entrant dans le dortoir de cet endroit qui s’apelle Bahia Maragual, j’aperçois deux têtes blondes qui me sont familières: Jan et Jannosh deux copains d’Allemagne qui fréquentaient le même gymnasium que moi à Oldenburg! Wouahh! Quel hasard! Au milieu de nulle part….réellement.. mais un nulle part très charmant quand même! Les deux gars sont sur un projet de développement communautaire dans un endroit qui se nomme San Francisco libre, de l’autre côté du lac Managua. El mundo es pequeño!

Enfin, les jours suivants furent plutôt difficiles, un virus m’a réellement clouée au lit, alors que j’entendais les mono congos sur mon toit (des singes fabuleux et fort bruyants!) et les vagues s’étendrent sur la rive..

Le mercredi, nous devions nous rendre en avion de Managua à Corn island, une île magnifique dans la mer des caraïbes.. malheur.. les tempêtes tropicales se sont emparées du havre de paix et l ont soudainement changé en un endroit peu recommandable.. Ainsi, Julie et moi avons pris le traversier pour se rendre sur une île volcanique au milieu du lac Nicaragua du nom de Ometepe et nous avons passé deux journées splendides sur les rives du lac Nicaragua, au pied des volcans, vue sur les femmes qui lavent leurs vêtements sur des pierres, les hommes qui pêchent, debout dans le lac avec leurs énormes filets. Le tout couronné de nourriture délicieuse sur une ferme biologique et des singes et des tortues peu timides sur les bords de la lagune de charco verde.

Samedi, nous voici, depuis hier, aux bordures de la lagune d’Apoyo, une lagune volcanique de 6 km de diamètre où l’eau est turquoise et chrystaline. L’endroit est charmant et la propriétaire est une canadienne aux tendances maternelles avec ses jeunes invitées du même country! Enfin, en général, j’encourage réellement les endroits que possèdent les nicaraguyens mais après des heures de recherche, exténuées, dans la boue: nous avons dit oui au dortoir ouvert vers le lac et ses petits plats végétariens! Nous y sommes, et après cette semaine, je serai tout de même heureuse de retrouver ma familia nicaraguense de 15 joyeux lurons, dont la belle Nerry qui a 22 ans aujourd’hui! Felicidades Nerry!

Je pense fort à vous tous, je lis vos commentaires attentivement, et ils me font très plaisir!

Larry cochet

7th July
2006
written by Laurence

Et bien, je me vois dans l’obligation de vous partager une situation que j’ai déjà effleurée, mais que je dois préciser étant donné l’ampleur qu’elle prend en ce moment. Et oui, Union fenosa, la compagnie privée d’électricité fait réellement des siennes. Elle coupe maintenant presque tous les jours plus de 10 heures d’électricité. Et plus ça va, plus je me rend réellement compte des conséquences de ces coupures boulimiques. On s’en fiche après tout qu’il n’y ait pas de lumière chez-moi, c’est plutôt l’économie du pays qui est en jeu… Imaginez toutes les entreprises de la capitale sans électricité chaque jour, toute la journée ou presque.. ça ne fait pas une économie forte forte. En réalité les investisseurs s’enfuient, les portes des industries ferment. Et le pouvoir du secteur privé enfonce le Nicaragua dans un gouffre plus menaçant qu’il ne pouvait l’être auparavant.

Enfin, une semaine de bonheur en vue (pas qu’Acahualinca c’est pas le bonheur, mais là ça va être sensassss!) Premièrement Dimanche, je pars à San Juan del Sur, près de la côte du Costa Rica, sur un petite plage pleine de singes! (Ti-pou !) Mercredi, je m’envole pour la mer des caraibes! Je vais dormir dans un endroit cheapo.. dans des hamacs sur le bord de la mer, puis je crois bien faire de la plongée, on verra! 1 semaine de mi-stage.. pour se changer du train-train citadin!

A bientôt!

Larry thmétique!

4th July
2006
written by Laurence

Ce sera un message bref, un message imagé! Je vais vous présenter les trois personnes dont je suis très proche ici au Nicaragua. A la toute gauche cest moi, après Nerry (la mère de Stuart que vous verrez plus loin, elle habite avec moi) ensuite Isell, ma soeur daccueil puis Julie.


Ca, cest mon chez-moi! Cette partie de la maison na pas de toit, on y fait principalement le lavage! (à gauche)

Ca, cest moi à Pochomil, la plage sur lacotePacifique.

Vue extérieure de chez moi. Le côté du signe Huggies (oui oui, huggies!) cest ma maison. A gauche, cest le magasin. Lautre maison pêche à gauche cest des voisins. A droite, on ne voit pas mais cest la maison de Julie.

Cest deux là, ce sont deux amours. Stuart, à droite,

chez moi. Emy, à gauche, habite un peu plus loin sur la rue.

Alors, plus à venir! Je dois y aller!

Bizou,

Larry bambelle

2nd July
2006
written by Laurence

Hier, en soiree, j’ai eu envie de créer un livre d’images du genre martine à la plage, mais l’appeler Les gringas à la plage. Il faut comprendre, ma copine Julie, qui n’a jamais vu la mer s’émerveille devant les flots de l’océan pacifique, et moi les vagues me font oublier ma douche bancale dont parfois quelques gouttes timides me rincent la tete. Nous avons donc passé la journée à nager dans les vagues, comme des gamines. Constat: deux crevettes (camarones) bien rougeâtres reviennent à Acahualinca en soirée… Mais attendez, deux crevettes heureuses!

Il faut d’ailleurs que je vous fasse part de quelques incongruité qui me font chavirer dans cette patrie nicaraguyenne. Vendredi soir, alors que nous voulions nous exiler un peu (Julie et moi) pour aller voir un film A L’AIR CLIMATISÉ (ca existe à un endroit à Managua et c’est dans les cinés!) Etant donné notre mood gamine de la semaine, nous sommes aller voir un film d’animation en espagnol et avant que ça commence il y avait des publicité sur la zone franche. On n’y voyait une femme qui ventait les bienfaits de travailler dans les maquinadoras, comment c’était épanouissant. J’en était révoltée.. Enfin, il faut savoir que le valeureux Canada y est dans les zones franches au Nicaragua.. Gilden, cette une entreprise de vêtements (aller, on inspecte tous nos étiquettes!). En fait, les entreprises dans la zone franche ont leur propres lois, les profits vont tous aux propriétaires, aucun impôts, aucune normes environnementales et évidemment les droits de l’homme sont le moindre de leur intérets! Alors, quel divertissement c’est pubs!

Ils y a d’autres choses qui me chicottent, comme c’est slogans de la mairie: Managua con manos limpias! (Managua avec les mains propres!) Se rendent-ils compte de leur sarcasme! Le slogan se retrouve même à l’entrée de la Chureca!

A bientôt!

Lolo le crabe!

27th June
2006
written by Laurence

Voila! J’ai trouve le terme juste pour la routine acahualincienne. CAMPING URBAIN. J’adore ca!

J’ai eu une super fin de semaine! Car nous avons des fin de semaine libres planifiees au programme, pour prendre un peu l’air. Je suis donc allee a Masaya. Ancienne ville indigene, jolie et timide entouree dune dizaine de villages charmants appelles pueblos blancos. Elle se demarche par son volcan, quon a gravit tout dun coup sous le soleil tapant, donc un des crateres fume encore! Dans la nuit de samedi a Dimanche, nous avons etes surpris par une enorme et bruyante marche sandiniste! Les semi remorques pleines dhommes aux couleurs revolutionnaires defilaient dans les rues, et les gringas netaient pas les bienvenues!! Hihi, nous nous sommes donc refugiees dans l’hotel ou plusieurs autres globe trotters passaient la nuit.

Hier jai mis un nom a ma journee (j’aime bien nommer les choses et les evenements!) Je l’ai apelle la journee de l’etincelle! Je me sens maintenant un peu plus loin des fausses preoccupations. Ainsi, je me sens loin de me preoccuper de ce qu’il y a dans mon assiette ou encore de savoir sur quoi je dors ou quelle sorte de petits animals me visitent dans l’obscurite de ma chambre. Enfin, je me sens loin de l’obligation de reflechir aux conflits sans fondement qui peuvent surgir entre une gang de filles dans un pays etranger.Enfin, comme si le but du stage m’avait saute au visage. Comme si j’avais enfin cible ceux qui devaient etre touches, ceux qui devaient absolument participer a toutes ces activites. Et oui, c’est les gars qui parlent sans cesse de drogues, et c’est probablement ceux qui volent et qui trainent dans les ruelles d’acahualinca. Mais c’est surtout ceux qui ont un passe difficile et qui buchent pour s’en sortir. Quel defi d’aller voir un gars comme ca et de lui dire:”ca te dirait de faire de la sculpture demain?”
Mais c’est different., pour les approcher, il faut d’abord esquiver les insultes et tourner les commentaires vulgaires en blague. Puis, leur faire comprendre qu’on est des femmes, mais surtout des femmes qui repliquent. Ho, quel labyrinthe ce machisme. Et puis, enfin on fini par toucher le fond, et enfin quand on decouvre un interet, encore mieux, une passion et puis on l’exploite a fond et on pense a une gamme de carrieres qui se rattachent a cet interet , on lui offre des activites en relation plus ou moins directe avec ceña. Comme par exemple de monter une comedie musicale rap! Et puis, je me dis qu’il ne faut pas se defiler, car jaurais tellement aimer travailler avec les enfants du depotoir, les liens qui m’unissent aux enfants sont si faciles et en meme temps si solides.Mais les jeunes, c’est une autre affaire. Il faut ce dire que celui qui m’aurait fait changer de troittoir a Montreal, celui que j’aurais fui dans la vie de tous les jours, he bien c’est exactement celui la qui doit ABSOLUMENT participer aux activites. Toutefois, il y a trois facteurs qui sont en quelque sorte des barrieres a mon travail. Il n’en reste que deux. Il y avait fille, blanche, francophone. Maintenant, la barriere de la langue s’efriette peu a peu, mais les deux autre resteront, c’est evident. Ainsi, il faut apprendre a se faufiller, a faire devier le machisme, a renverser les regles qui font que si une fille parle a un garcon, c’est immediatement une “mauvaise fille”. Et puis, je me dis qu’il faut se concentrer sur le un pou un, le mercredi pendant les trois heures ou je donne un cours d’allemand a celui qui s’est fait menace d’etre renvoye de l’ecole, au moins il ne traine pas dans la rue. Et puis juste le fait qu’il s’interesse a quelque chose de nouveau, qu’il passe trois heures au centre, c’est ma reussite, mon petit pas.

Je ne fais pas de cooperation internationale. LA cooperation internationale c’est la croix rouge ou medecins sans frontieres qui la fait. Je fais un echange intercuturel, et a travers cet echange si mes actions peuvent avoir une influence, c’est bien assez. Et encore mieux, juste si a mon retour, mon entourage ou quelques quebecois rencontres au hasard peuvent mettre le Nicaragua sur la “map” et prendre conscience des problematiques qui y existent mais aussi du talent et de la force du peuple nicaraguyen ce sera encore mieux!

A bientot a tous! Desolee de vous user les pupilles!
Lau
*somos nicaraguenses y vamos a delante!

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